11 juin, 2009

Afrosound


Années 70. Du Pérou et de Bolivie déferle un genre musical qui fait fureur mariant la cumbia interprété par des guitares avec les sonorités andines. Ce genre est la pierre d’angle d’Afrosound, la raison de sa création. Don José Maria Fuentes vit la possibilité commerciale de créer un groupe colombien qui porterait ce nouveau genre. Pour cela, il réunit des musiciens illustres et créa Afrosound. Leur première production d’Afrosound est « La danza de los mirlos » en 1973. Avec la Danza de los Mirlos, c’est une nouvelle forme de regarder la musique qui naît en Amérique du sud.

Le premier enregistrement comportait: Mariano Sepúlveda à la guitare, au piano il y avait Hernán Gutiérrez, aux congas Fernando Villegas; Rafael Benítez aux timbales, Jesús Villegas interpretait le king of the bongos et Rafico Restrepo le güiro. Il enregistrèrent un premier instrumental avec les animations de Wilson Manyoma «Saoco», sous la direction et les arrangements musicaux de Julio Ernesto Estrada.

En plus de leur philosophie initiale, le groupe s’est toujours préoccupé des attentes de son public pour lequel ils dévièrent de leur cheminement musical pépère et commencèrent à mettre des chanteurs solos qui leur amenèrent de grands succès.

Dans les années 70 Jaime Ley rentra en scène interprétant « El eco » et « el carretero » succès qui marquèrent une nouvelle étape dans la production discographique de Afrosound. Plus tard en 80 Juan Carlos Coronel, le chanteur de Patacón pisao, debuta avec le thème « Salomé »; suivit May González, chanteur qui se lança avec l’oeuvre de Ramón Callejas. Il y eut aussi ce duo : Jorge Juan Mejía avec La negra Tomasa, et d’autres dont les voix firent l’histoire d’Afrosound comme Mónica Guzmán avec « Adiós, adiós corazón ».

Afrosound se risqua à expérimenter de nouvelles formes d’interprétation depuis le début, comme quand ils enregistrèrent Caliventura thème où ils mirent des pointes de rock avec la force d’un son bien tropical et des sonorités électroniques qui firent grand effet.

Ce son avait beaucoup à voir avec les tendances d’alors : le son traditionnel perdait du terrain alors que la technologie envahissait tous les fronts musicaux. Mais Afosound réussit à ne pas perdre l’essence musicale traditionnelle en lui donnant un air exotique remarqué par le public.

Afrosound, comme nom, décrit cette tendance musicale : afro pour les tambours et sound pour le son. Pour ses créateurs, don José María Fuentes, Fruko, Javier García et les autres, c’était important qu’Afrosound ait une authenticité quant à sa manière de concevoir la musique en plus de leurs racines étrangères.

Afrosound, c’est tout un monde musical pour danser et profiter d’un concept qui a survécu les âges. Manu Chao ne s’est pas trompé en samplant « La danza de los Mirlos » dans « Malegria » sur son premier album solo « Clandestino ». « La danza de los Mirlos » que nous vous offrironsplus tard sur Radiocanalh…