07 novembre, 2009

Cero 39

6/11 je suis sorti tard du boulot pour un vendredi...

Sauté dans un taxi...
Récupéré Mafalda qui sortait du boulot...
Grimpé les pentes du Poblado...
12 étages en ascenseur...
Salué ma belle-mère de bon coeur...
Avalé une sopa de guinea...
Mangé deux chinois...
attrapé le bus 300...
Perdu beaucoup de temps...
Descendu Parque Berrio...
Couru jusqu'au Teatro Lido...

Cero 39 sortait, il est huit heures et quart
nous avons une heure de retard...

Versalles nous attend nous avons tout notre temps...
(et Cero 39 rejoue ce soir à Doña Gloria Expolive...)

Cero 39 - Estate cumbia by Canalh

05 novembre, 2009

cédula cumbiambera n°11: Los Wendys - cumbia nacar - heart

Après la cumbia de la brebis "cumbia de ovejas", quelle meilleure transition que rester au ras des paquerettes avec de la cumbia bovine, "cumbia vaquera" ?

La galaxie de la cumbia décline de plus en plus de styles, de la bonne cumbia colombiana bien lourde (ma favorite), à la cumbia sonidera, la cumbia villera en passant par la nu-cumbia, le cumbion, le cumbiaton, la Qumbia, la cumbiocc, etc. Mais réellement de Buenos Aires à New York, on ne peut pas dire que l'on assiste à un déchainement de sons consistants, frais ou nouveaux...


Sauf que voilà, c'est oublier de s'arracher au plancher des vaches pour l'espace: La super cumbia futuristica, collectif de producteurs/Djs de Mexico, m'y force en m'envoyant un morceau issu de leur compilation "Spacecumbia". L'autre, je l'ai acheté sur Itunes , je vous conseille de faire de même... "Heart" et "Cumbia nacar", rentrent exceptionnellement dans cédula cumbiambera pour la fraicheur du son qu'ils apportent sur la scène de la cumbia.

Les deux morceaux de Los Wendys, l'un des groupes sélectionné dans la compilation "Spacecumbia", m'ont particulièrement accrochés en ces temps de déboires: en effet, il s'agit non moins que d'un autre nouveau nu-style: de la "cumbia électronique romantique". Je vous laisse profiter de la voix planante de Paulina Lasa, de la guitarre pop-rock de Bill Triguillo et de la prod/prog très pro de Amado Valiente: du bijou de cumbia...


Cumbia Nacar (Los Wendys) by spacecumbia now on iTunes

10-Heart (Los Wendys) by Canalh

25 octobre, 2009

Cédula cumbiambera n°10: Orquesta Italian Jazz - cumbia de ovejas

Aussi longtemps que je me souvienne, on a toujours eu une dizaine de moutons à la maison: mon père en plus de planter des céréales, de la luzerne, aimait cela ! Au rythme des saisons, venait s'ajouter le rythme de la tonte et le rythme du Ramadan: les musulmans du village venaient nous acheter des agneaux chaque année pour leur fêtes religieuses (Aïd el Kbir ou el Sgir ?). En tombant sur cette cumbia, je retourne forcément dans ces près, où, malgré l'interdiction de mon père, nous allions poursuivre les moutons avec mes soeurs (Papa je te jure j'y allais pas tout seul!!).

Mais c'est la Orquesta Italian Jazz que je poursuis aujourd'hui: cette formation est très originale. La cumbia de las ovejas à l'étrange caractéristique, en plus de son titre, d'avoir un accordéon qui ne sonne pas du tout colombien mais bien européen-méditerranéen. Elle a aussi un je ne sais quoi de swing...


La Italian Jazz, dont l’histoire remonte à la moitié des années cinquante, est originaire de Caldas, une petite ville au sud de Medellin. Pendant ces années là, Gustavo Rojas Pinilla était président de la Colombie et, en sa condition de militaire, mit des gouverneurs militaires à la tête de toutes les provinces. C’est ainsi que le gouverneur de Caldas, comme d’autres en Colombie, institutionalisa les retraites et les aubades sur la place principale. Cela encouragea la création de groupes de musique, qui, dans le cas de Caldas, compta avec des musicians venus d’Italie, ceux qui à la chute de la dictature, restèrent un peu plus en Colombie.

C’est à ce moment là que Gustavo Rojas Pinilla, cherchant des contrats réussit à les positionner dans les meilleurs clubs de Medellin, où ils enregistrèrent quelques disques (j'aimerais bien les trouver d'ailleurs !). Leur agent, voyant que certains des members étaient italiens, décida de les appeler “la Gran orquesta Italian Jazz”, nom qui leur resta et sous lequel ils gagnèrent une grande renommée à la Feria de Manizales et dans toute la Colombie. Amparito Jiménez Enrique Aguilar (arrangeur, bassiste, chanteur et directeur) y chanta ainsi que les italiens, ce qui permit à cet orchestre d’ajouter à son repertoire en espagnol des chansons en italien et en français.

La Orquesta Italian Jazz se désintégra lorsque une partie des musiciens rentrèrent en Italie, et que d’autres rejoignirent des orchestras comme “los hermanos Martelo” par exemple.

20 octobre, 2009

Grand méchant Mix # 1: El Timbe - Despiporre Mayor


Seem’s to be « critizice parade » these days : in my last post, I was pointing out some edulcorate racist content of the text and comments of a caricature (named "euro yonqui migrantus; mono turista") beeing nearly at the same time pointed out for the publication of a cat/lion pitcure by the blog Birdseed's tunedown in "Tiki the subculture and Tikitech" "accused" of... « post colonialism » !

Let's criticize what's good : we have a cumbia flavoured mix with nice illustration sent from Barcelona by our cumbiambero friend « El timbe ». And really, it's more fun to concentrate on "e-friends" (proyecto Med/Med, Boebis, Caballo, SdC, El Timbe, etc) than e-disconnected-brain people ! Apart from the immediate satifaction of beeing in El Timbe's selection, the mix is good, so it inaugurates a new round on Radio Canalh: after « cédula cumbiambera » we'll regularly publicate: a « Grand méchant mix ».


1- Dj Canalh - Bajofondo Tango Club vs Damian Marley
2- Alta Joya - Perfect Cumbia ( D.a.r vs Princess Superstar 'dale Dale Villa Kill Ya' Mash Up)
3- Copia Doble Systema - Cumbia Colegiala 2009
4- Fermin Muguruza - Hau Dena Zion Train version (Dj Canalh reggaeton refix)
5 - Maluca - El Tigeraso (disqueDJ Candela Remix)
6 - Caballo & The Mothafu Kings - Hit_The_Spot_(Global_Propagand 2009)
7 - Fauna - las mil caras (un mono azul remix)
8 - Fidel Nadal - International love (Toy Selectah Kwaito MexMore Remix)
9 - Bomba estereo - Ataole (remix)
10 - Un mono azul - licuado de banana (mash up)
11 - Silvestre Herrera - Coomvee-Ah!
12 - Steve Angello - Che flute (Douster edit)

17 octobre, 2009

Image du touriste à Medellin et racisme édulcoré

Hier, à Medellin, je montrais du doigt un « moreno paisa sedentarus » qui ressemblait étrangement à notre « euro yonqui migrantus ». Le conducteur qui m’avait gentiment partagé cet euro yonqui migrantus me grondait sur le champ : « on ne montre pas du doigt ! ». Mais qu’est ce que cette caricature, sinon montrer du doigt un groupe d’individus ridicules mais sympathiques, les touristes ?

À l’origine le stéréotype est un procédé d’imprimerie ou de graphisme obtenu par moulage et qui permet des impressions rapides ou bon marché d’un sujet (cliché ou copie). Il s’agit d’un procédé qui utilise les traits, que l’on retrouve aujourd’hui dans l’acceptation du terme en Sciences humaines et sociales: de « préconstruit », de la « répétition » et de la « fixité » (qui deviennent synonymes de « banalité » ou plus « vulgarité » et « bêtise » chez Barthes). Le stéréotype dépend toujours d’un cadre de référence commun, partagé et adopté sous vérification, par un groupe d’individus. En ce sens, en interculturalité, les stéréotypes, dans leur ensemble, disent plus de choses sur ceux qui l’émettent que sur celui qui en est la victime ou le bénéficiaire.

Y a-t-il de bons stéréotypes ? Voltaire nous disait que les bons stéréotypes « ce sont ceux que le jugement ratifie quand on raisonne ». Nous allons faire sur le champ une petite analyse raisonnée de la caricature de « Raeioul » et du cadre de référence : la page de flickr où apparaît la caricature, page où non moins de 45 personnes interviennent. C’est aussi ce qui me permet de classer ce Mono turista, « euro yonqui migrantus », de simple caricature à « stéréotype » : ce n’est plus une simple caricature dans le sens où elle associe la création d’une image par un designer à un texte (discours) et que cette création est enrichie collectivement par les commentaires et des signalements sur l’image. Image, qui est la représentation de leur réalité, mais image réductrice, monosémique (elle transmet un message unique), essentialiste (les attributs reflètent une essence du groupe) et discriminatoire (elle est liée au préjugé et au refus de la différence).

Évidemment, il y a à Medellin du tourisme sexuel et des touristes qui viennent pour se mettre un plein de schnouffe à bon marché. Mais alors que Medellin peine à se refaire une image de ville normale et se réjouit de voir revenir des touristes, pourquoi les caricaturer ainsi ? Je m’amuse avec cette rapide étude car je déteste les stéréotypes, cette tentative d’expliquer subjectivement ou arbitrairement la complexité du réel. Nos deux dictionnaires de références viennent ajouter aux traits cités plus haut, le trait de péjorativité aujourd’hui associé au terme stéréotype : « Opinion toute faite, réduisant les singularités » (Le Petit Robert) ; « formules banales, opinion dépourvue d’originalité » (Le Petit Larousse).

Malgré ces définitions de stéréotype, je dois reconnaître que je suis asez fan du nom scientifique: « euro-yonqui migrantus ». Par contre le nom vulgaire « touriste blond » (« nombre vulgar: mono turista ») ouvre le bal des simplifications: tous les européen-ne-s seraient blond-e-s ; cette simplification cache mal un désir de blancheur/blondeur (désir que l’on remarque facilement au nombre de femmes teintes en blondes en Colombie). Cette valorisation du blond, du blanc, va avec un racisme latent en Colombie qui remonte à des temps anciens et dont Juan José Nieto Gil a déjà été victime.

Raeioul, naïf, se plaint ensuite de la soi-disant différence de traitement entre les touristes et les natifs, différence dont nous parlons ICI et qui n’a rien à voir avec la provenance géographique, sinon avec la provenance sociale. Un Colombien visiblement très riche sera très bien traité au Lebón, soyons-en sûrs. Mais Raeioul ne semble pas très conscient de la situation sociale colombienne et mondiale, il a sûrement trop les yeux rivés sur l’écran de son Mac book pro et le concert des Killers à Bogota à $ 300.000 (plus de 100 euros, hors ticket d’avion) que nombreux européens ne pourront jamais se payer ! En effet, pour nous la pauvreté n’est pas un mythe comme il l’affirme (« ver la pobreza de cerca y confirmar lo que para ellos es sólo un mito »), mais le mythe c’est bien le sien, que tous les touristes, tous les européens ont la vie facile (ils sont riches…), que la pauvreté les épargne (faux: ICI et ) et que, par extension « c’est mieux là-bas ».

Là-bas… une réserve zoologique, vu les termes employés pour les touristes : « especie migrante, se teme que se estén reproduciendo, se alimenta, apareamiento, hembras locales, especímenes, los camarones (cela me rappelle les langoustes du Sector 9), camaroncín de piel rosada, lejos de ser una especie en extinción”. Rappelons-nous que de tels propos seraient punis en France par la Halde et étaient à l’origine de régimes de ségregation aux États Unis et d’apartheid en Afrique du Sud. Sans parler de la similitude avec les Nazis qui ont commencé par rendre responsables les juifs de maux injustifiés comme la crise économique. Ici les touristes seraient (comme Uribe), porteurs de la grippe porcine (“portador de virus porcino"). Évidemment c’est encore une blague…

Finalement, cette métaphore animale donne lieu à un déchargement de frustrations xénophobes qui s’expriment par des insultes “malditos inmigrantes", et des menaces “je propose qu’on commence la chasse" !!! (propongo que empiece la caceria!!!) et “on peut ouvrir un club de chasse" (“Se puede proponer un club de cacería). Cela pourrait être classé humour noir dans n’importe quel pays du monde où ce n’est pas condamné par la loi et où il n'y a pas eu, dans la réalité, des chasses, des pogroms, des massacres sur des critères de peau, d'appartenance à un groupe religieux, politique ou social. En Colombie ? Je ne sais pas...

Bref, ta caricature, Raeioul, elle est chouette, amusante. Remarquons le ! (je te conseille de faire de la modération sur flickr ou de réfléchir un peu, il ne faut pas faire fonctionner uniquement les crayons et les doigts, tu as aussi un cerveau Raeouil, ou...). C'est dommage, je suis sûr que tu n'as rien gagné à la 5 muestra mundial de caricatura y humorismo grafico al centro Colombo Americano : le discours qui accompagne ta jolie caricature et les commentaires qui vont dans le même sens sont très dérangeants. Ils vont complètement à l’encontre de l’amabilité légendaire (et vérifiée par mes soins) des colombiens et portent en eux tout simplement les vils attributs des racines du racisme.

Un « mono europeo criticus ».

10 octobre, 2009

Marithé & François Girbaud Vs Alejandro Mesa: Cumbia y... moda !

Alors qu'à Medellin Marithé & François Girbaud organisent en grande pompe un défilé solidaire au bénéfice de Antioquía mía, à Donmatias, petit village perché à 2500 mètres dans les Andes, Alejandro Mesa, acteur, diseñador de moda, organise la 9ème Feria de la confection et de la culture.

J'étais invité au défilé de Marithé & François Girbaud mais comme j’adore l’ambiance des petits villages et le travail de mon ami, j’ai préféré m'enfermer dans ma chambre ayant été mis à contribution pour son défilé : la présentation de sa nouvelle collection inspirée du réalisme magique et plus spécialement de l’œuvre de Gabriel Garcia Marquez.

C’était donc un passage obligé vers la richesse musicale de la côte nord colombienne. Un passage obligé par la cumbia. Alejandro voulait non seulement quelque chose à forte identité, mais en plus avant guardiste ! Curieusement, pour arriver à cela, il faut aller chercher au delà des frontières colombiennes, en Argentine et aux États-Unis. Heureusement Systema Solaar vient défendre les couleurs musicales de la Colombie! Alejandro a aussi voulu, à l'insu de mon plein gré, contrôler ma playliste boulémique, qui, contrainte par les exigences du défilé s’est réduite comme une peau de chagrin :

Dj Canalh - 9na Feria de Confeccion y cultura de Donmatias by Canalh

1. Charlie Mingus – cumbia fusion
2. Systema Solaar – Crees que soy sexy ?
3. Sonido del Principe – Cartagena
4. Sabo – La noche (Joe Arroyo remix)

Bon, c’est ma quatrième paye de Dj, cette fois, elle consiste en une paire de jeans unique créés par Alejandro. Cela vaut le coup ! J'ai très peu travaillé ce minimix par manque de temps et d'organsation, mais espère renouveler l'expérience lors du défilé de fin d'études d'Alejandro, à Medellin cette fois...

06 octobre, 2009

Riva Starr - I was drunk (feat.NOZE) & Black cat - white cat

Chat noir chat blanc est sûrement mon film préféré. Il m'a inspiré de bonnes soirées. Pour d'autres il est inspiration musicale :



A propos le label Made to play a lancé un Remix contest du Riva Starr - I was drunk (feat.NOZE) & Black cat - white cat

03 octobre, 2009

cédula cumbiambera n°9: Una turista Italiana - Super Combo los Tropicales

« Faire du tourisme c’est comme aller au musée, voyager c’est créer son propre musée » (la Canaille, 2002 : carnet de bord d’Ecuador, p. 35, Ed. Jamméparu). A mon retour d’Équateur en 2002, voyage pour lequel j’avais dû économiser durement pendant une année rien que pour le billet, je me jurais de ne jamais repartir en voyage comme touriste, ayant souffert de me sentir un « sac de billets verts » sur place. Depuis, partout, j’ai voyagé en travaillant. En Écosse dans les îles Shetland, en Allemagne, en Angleterre, en Chine, au Honduras, jusqu’à émigrer en Colombie pour du travail après 6 mois de RMI. N’ayons pas peur de briser les clichés, dans ce sens là aussi, les émigrants ça existe…

Les touristes il y en aura toujours. En général, ils seront bienvenus. Mais, ils sont aussi l’objet de projections, de moqueries, de stéréotypes. Les français comptent parmi les plus mauvais touristes en particulier parce que leur budget est serré, qu’ils ne font pas l’effort de parler les langues étrangères et parce qu’ils ont le courage de se plaindre. Ou la désagréable propension à ne pas savoir être satisfaits ? Cependant, le classement des meilleurs touristes est largement en relation avec la quantité d’argent que ces derniers dépensent révèle l’étude d’expédia 2007 et 2009 qui vient donc confirmer mon ressenti en Équateur et finalement, ce qui se passe dans tous les pays du monde y compris en dehors du cadre touristique : le riche est mieux vu, mieux accepté, mieux traité.

En attendant, la cumbia encore une fois met tout le monde d’accord… Je tombe sur celle, là, du Super combo los tropicales : « una italiana en Colombia », la historia de Maribel, touriste italienne, venue profiter de la vie, des cumbiambas et qui pique le mari de Josefina, qui meurt de tristesse…

Super Combo los tropicales - Una italiana en Colombia by Canalh

02 octobre, 2009

Cédula cumbiambera n°8: la negra Domitila - Policarpo Calle

The other day, Andres, a colombian engineer from Renault called me from France to say happy day of "love and friendship" (kind of San Valentine in Colombia more orientated in friendship and with a hint of love). I was not so surprised cause I had seen his face on my cousin's facebook, Domitille, so I knew he was "happy in occitany". I sometimes miss my family. So… I listen to cumbia ! Coming back from work this Friday evening with something like 20 LP in the bag, I can’t help thinking to that cousin of mine with this song of Policarpo Calle : La negra Domitila. Dedicated to Domitille and all the family G. in the south.

28 septembre, 2009

Cédula cumbiambera n°7: cumbia de los kiss - Grupo Revolucion

I have no idea who’s the kiss. Just know some meaningless rock and roll band. But I know Grupo Revolucion and cumbia de los kiss (Henry Nelson - Miguel Loubet). And I could swear there’s a cumbia for everything (Grandpamini even did a cumbia du 14 juillet on the french national day, but he still hasn’t sent me the shit…). This one is really special : instrumental, but with some funky keyboards (anyone got information about this band ?), and the whole LP is like that. I like it. Like that . Ohhhooo ééééééééé éééééé.

So I just wanted to send you some cumbkiss to all of you out there, people who gave me a great week-end, people from Bogota in the USA embassy, Mario (del frente cumbiero por el buen concierto en Medallo), Narwis, Grosnez, Luis, Hugo 13, Mc Pitillo, mis compañeras artistas, Mafalda...

Grupo Revolucion - cumbia de los Kiss by Canalh

24 septembre, 2009

Frente cumbiero en Medallo !


Demain soir, vendredi 25 septembre, même si ce n'est pas jour de pleine lune, cumbiamba urbana à la casa del Encuentro du Museo de Antioquia de Medellin, avec el Frente cumbiero.


El Frente cumbiero est un duo de deux Dj cumbiamberos (Sonido Martines, argentin et Toro Galeano, colombien) qui navigue entre Londres et Bogota. Viens les écoutilles !


Pour l'occasion, je vous partage leur excellente Mixtape qui marie à merveille vieilles cumbias classiques et remix plus modernes. On va suer !! Et pour plus d'infos en français sur le projet Incubator du British council, dans lequel s'inscrit ce concert, clique ICI.




1-Merefunkbe FCT
2. Dejala Corré, HIJOS DE LA NIÑA LUZ
3. Pavita FCT
4. Cumbia y guitarra LOS MIRLOS
5. Cariñosa Alfabetización FARFISA CORP.
6. Shove it SANTOGOLD (Toy Selectah refix)
7. Jaley-jaley FCT
8. Cumbia Africana SON PALENKE
9. A ti te adoro FCT
10. Lorica ROPAIN
11. Guarapera NANDO GARCIA
12. Esperma y Ron PEDRO LAZA
13. Donde estas cumbia FCT
14. La Nena JUAN PIÑA Y SUS MUCHACHOS
15. Aurita Bullanguera FCT
16. La Majaguita CUMBIA BARANOA
17. Blackboard Dubmbia FCT

20 septembre, 2009

Fermin Muguruza - Hau dena Zion Train version - Dj Canalh reggaeton refix


Hechmi, ancien coéquipier de mémorables matchs de football, me rappelait hier qu'alors que nous avons assisté aux cérémonies du 11 septembre, commémorant la mort horrible de milliers de personnes, la presse ne donnait pas autant de place aux milliers de personnes qui moururent elles aussi horriblement, mais à Sabra et Shatila, en septembre 1982. Et aussi et encore aujourd'hui comme le dénonce récemment une mission d'enquête de l'ONU qui accuse le gouvernement israëlien "d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut être même dans certaines circonstances de crimes contre l'Humanité". Fermin Muguruza fait partie de ces artistes engagés qui nous aide à ne pas oublier avec itzuliko naiz (en basque / arabe / espagnol / français / anglais).

Pour ma part, pensant à tous ces morts en préparant "reggaeton's not dead", mixetapeton de reggaeton conscient, je suis en train de remixer son "Hau Dena" (paroles en basque / anglais / espagnol ICI), très jolie chanson avec un brin de tristesse, dont le texte, l'ambiance et la mélodie se drape parfaitement sur la situation.

Fermin Muguruza - Hau Dena Zion Train version (Dj Canalh reggaeton refix) by canalh

Tout ceci (Hau dena)

Cela fait si longtemps que la mort a perdu son charme et néanmoins
les survivants attendent sur la rive
le bateau vers le vide, le néant
Adieu douleur, adieu à jamais amour
parce que inévitablement
tout ceci disparaitra
Oh mon amour, tout ceci disparaitra
Mes enfants, apprenez à respecter la vie, parce que...
Tout ceci disparaîtra
Tout ceci.

16 septembre, 2009

Vive le porno ! Vidéo X, XNXX, hardcore, DP, etc.


Regarde si tu as moins de 81 ans...

09 septembre, 2009

Auprès de mon arbre, je vivais heureux...

Mon père a toujours eu une fascination pour le bois. Les murs de la maison en étaient couverts. Le bois était aussi mon terrain de jeu favori. Jusqu'à l'âge de 15 ans, faire des cabanes rentrait dans mes activités favorites. Je mentionnais encore récemment à une charmante citadine me souvenir d'un été perché à trois mètres de hauteur, à lire Little big man, des Zola ou à rêver dans la meilleure de mes cabanes, confortablement allongé sur une peau de mouton et bercé par le vent d'autan. Bref, "auprès de mon arbre je vivais heureux".

Aujourd'hui, sur mon balcon un goyavier et un citronnier se défendent tant bien que mal des attaques répétées de la pollution qui vient de la Calle San Juan, une des artères principales de Medellin. Ma vie a bien changé. Ma vie a bien changé, mais je n'oublie pas ma fascination pour les arbres, plus que pour le bois (mon père, lui, est aujourd'hui menuisier).

Je me souviens de la récolte de rameaux qu'Arthur nouait habilement en fagots pour en faire des paniers (j'ai toujours voulu apprendre et je n'ai jamais pris le temps...). Je me souviens des noyers de mon grand père, aventure commerciale qui déboucha sur un échec, mais qui nous fournit des avalanches de noix et une très bonne recette et un très bon vin... Je me souviens des chênes verts de Venasque, et qui des hêtres, qui des platanes bordaient tour à tour les randonnées sauvages ou les départs en vacances .

On trouve toujours de quoi ne pas oublier ses inclinations profondes. Il y a eu la participation à la journée des arbres en Chine, expérience écommunistologique fort intéréssante. Il y a eu le magnifique documentaire de Sophie Bruneau, "Arbres" fable mi naturelle, mi philosophique découvert à l'Utopia de Toulouse. Il y eut le gigantesque manguier de La Ceiba au Honduras qui me fournissait tous mes petits déjeuners. Il y eut les décoiffés des Shetland et les baguettes en bambous qui s'abattaient sur mon dos...

Et aujourd'hui !? Musique: Diego Stocco, musique from a tree (un bel olivier centenaire). Et puis... science: le superman des arbres: ce beau documentaire sur le Ginckobiloba, mi scientifique, mi interculturel (parties 1, 2, 3, 4, et 5). Et finalement au milieu, de mes ennuis au travail qui prennent racine, je me souviens que j'ai de la chance de ne pas être un homme-arbre.

03 septembre, 2009

Cédula cumbiambera n°6: la gaita del negro - Ricardo Mendoza y el combo los Integros

J’ai de nombreux amis qui ont réellement réussi à faire le saut vers un mode de vie alternatif. Je les admire. Je suis dans le système jusqu’au cou et je l’utilise pour alimenter mes passions sans réellement arriver à m’en affranchir. Je n’ai pas encore fait le grand saut. Qu’à cela ne tienne, je m’élance pour pour sauter plus loin peut être ? En atendant…

Mon ami Panait Istrati, l’a fait et plusieurs fois. Diplômé en littérature, il achète un camion, sa nouvelle maison, pour ne plus lire des rayons entier de livres mais en vivre un rayon, ivre tout entier de vie et de destinations. Fatigué de la route il commence à travailler comme pêcheur, dur métier. Les montagnes l’appellent, formation de tondeur de mouton en main, le matériel sous le lit dans le camion et le voilà perdu dans une vallée ariégeoise poursuivant ici et là un courant d’air, une inspiration. Remplacement comme prof de français au MEN pour se refaire un peu. Quatre murs ne sont toujours que quatre murs et l’on ne vit ni pour quatre ni pour amasser des tunes. Dans un bar de Marseille il est embauché pour traverser l’atlantique en bateau comme capitaine…

Mais Panait Istrati, à l’aise en Bretagne, en Occitanie et dans les prairies écossaises s’est laissé une fois au Brésil, intimider par l’Amérique où il a échoué. Et jamais il ne traversa l’Amazonie pour me rejoindre en Colombie… Néanmoins en bon écrivain-musicien-voyageur, il me décrit un drôle d’instrument à vent qu’il veut que je lui ramène…

« Que si no la manda, no te encuentre en casa. Ay que le mande la gaita… »

Ricardo Mendoza y el combo los integros - la gaita del negro by Canalh

Panait Istrati, la Guajira m’appelle, la côte colombienne ne sera plus qu’à quelques coudées et je te ramènerai cette gaita. Sauras-tu choisir entre la gaita hembra et la gaita macho ? Utiliseras-tu le gaitazo ? Mais qu’en feras-tu Panait de cette gaita colombiana ? Vas-tu la suspendre au mur, vulgaire ramasse poussière, comme dans ces appartements de bourgeois aux meubles ethniques ? La feras -tu vibrer ? Ou ta gaita ne restera qu’un caprice né de la nostalgie du vent qui sifflait dans les haubans de ton bateau lorsque tu traversais l’Atlantique ?

« Ay que le mande la gaita… »

31 août, 2009

King of Africa - Douster

Je n'ai jamais aimé le roi lion. Mais l'Afrique ! Quelqu'un de complètement à côté de la plaque n'arrête pas de me comparer à un lion à cause mon torse, bien fourni et de ma barbe (rousse). Mais je m'en fous dans mon pays, on dit que seuls les vrais hommes on du poil de là: la barbe, à... humm là... sans discontinuation. Bon, tout cela me fait rire, mais quand je tombe sur ce morceau de Douster, je ne ris plus, je rugis. Dédicacé à toutes (euh 2...) celles qui jouent avec mes poils !!

Douster - King of Africa by douster

La vidéo de King of Africa de Douster vaut aussi le coup d'oeil pour ceux qui dansent comme des iroquois aux cheveux verts tous les matins, il y a matière à inspiration.

PS: cédula cumbiambera revient avant la fin de la semaine...

20 août, 2009

I am créole Hip hop - KAFOUinc

Y a t-il des cycles menstruels chez les mélomanes ? En arrivant ici en mai 2008, je choppe la fièvre tropicale pour laquelle je ne me suis toujours pas fait vacciné. Cette maladie exotique (terme d'un de mes étudiants) menace toujours l 'équilibre de mon compte en banque. Et puis viens le vers solitaire, non pas le ténia, mais son homologue féminin, la Fania (entendue en concert à Medellín, mémorable, jé, jé...). Je ne n'arrive pas à me débarrasser de mon VCA10A, virus cumbiambis aigü, vieux de 10 ans. Finalement je suis pris par la gwip, la variante H5N1 présente dans toute la zone créole de la caraïbe.

Masala soulignait il y a un moment déja Barikad crew et le Kreyol.org. L'autre jour, je tombe sur ce titre de Kafouinc de 10 min, raw, et qui va dans la même direction. J'aime le son et la présence de trois langues: créole, anglais, francais. Cela fait zizir. Pour la petite histoire, enthousiaste, j'ai commandé leur mixtape, mais leurs envois ne prévoient pas encore l'Europe...

19 août, 2009

Marketing musical concept of your Dj !

I am just preparing regular publication of mixes cause of an enormous amount of music I have been collecting over the years and places and cause of this Blogger DMCA takedown notification which forced me to write and work more. So thanks DMCA, I am now an insomniac nerd blogging and mixing.

What will be these mixes ? The concept is not only musical. There’s a marketing musical concept and there’s an epicurian one. The marketing one is simple. Every artist is seeking fame cause he’s believing in what he’s doing or/and cause he has to survive and sell his art. So, I’am seeking fame too since I am a Dj. Where's the « niche » then, in this saturated musical market ? Definition: « A niche market is the subset of the market on which a specific product is focusing on; Therefore the market niche defines the specific product features aimed at satisfying specific market needs, as well as the price range, production quality and the demographics that is intended to impact ».

Well it’s easy, I love risks, but not when It comes to managing products. So my specific product will be a mix. Simple. The specific product feature is Dj Canalh (occitan for Canaille [kanai]) a gage of good quality music (not focusing on what's new, what's hype, in, but rather on music). The specific market needs is « relation ». People all over the world are in need of relationships and need to maintain them. But these relationships will come within the scope of EXCLUSIVITY (used by one paisa-mode-designer friend of mine). The concept of exclusivity is shortly resume by : « one person, one mix ». The price range… well, to launch the product my record label will do a huge offer, you won’t believe it, it’s totally free. I plan a 320 kbps production quality at high rate, with some cracks when it’s vinyle or obscure mp3 home productions. And the demographics that is intended to impact… ? After collecting and procesing datas of a 10.000 person international polyglote poll, I had to make a strategical choice and create a new concept : the « 3L » : I elected the persons I Like/Love/Lost.

So I will do mixes to increase my fame beetween friends and family trying to reach their immediate satisfaction with music. They are my reason to live, with the music. And that’s when the epicurian concept comes in. All this stuff is only about pleasure and sobriety. Pleasure is the thing you can easily remix, bootleg, mashup and you’ll never get bored of. Does anyone got sick of pleasure ?

This month example is the Julie Lwamix. Now, I’ll tell you a bit more about our upcoming products range : you can expect, in the next few months, a Laura Bustamix (alternative reggaeton mix), a Jean Michel Rimix (ratatouille musicale), a Hicham Bassmix Alamix (oriental), a Marielle Oumix (traditional), a Thierry Sermix (reggae), a Ducromix #1#2#3#4#5, a Cyrille Armix (100% occitan), an Narwis Adrimix, a Mcretumix, etc. I’ll do every mix with the tempo of my heart blocked at 180 bpm, thinking of you…

And don’t miss the special features : cédula cumbiabera (old rare cumbias), the totally naked mix (realeased free of clothes), el mix de la Naranja (Neetherlands CIUP'house mix), and much more.

18 août, 2009

Is reggaeton hitting french caribbean ?

Preparing a new mix based on reggaeton for my girlfriend who is a huge fan of this style, I was wondering myself how strong was the reggaeton influence in the french carribbean. Was it competing with dancehall or not at all ? So, not having the luck of my sister who's planning a trip there in december, I had to dive in my external hard drive and I found some interesting tracks a friend of hers (originating from Guadaloupe) gave me during my last trip to France (Thanks Mylène...).

I initially wanted the mix conscious, non-misogyne and as non commercial as possible. I selected some honduran, french-occitan, arab reggaeton and cumbiaton gems (and had to evitate the puerto rican/miami mainstream exept remixes from Calle 13). But I think I'll broaden a bit and add some gwada stuff. The reggaeton pattern is taking smoothly there, but the production and sounds stay a little poor whereas in the pure french tradition, the texts often in créole, still remain the core. Heureusement sinon ça nous aurait fait "swé". I let you with these two from Dj Jackson (Jocelyne Béroard - Diffé Karibbean and Straika D - Swé)! And this one (Dj Jackson Vs Esra & Ferry), a new (but somewhat very regular) Mashup where you can listen how turkish reggaeton would sound...



Et pour en savoir beaucoup plus sur le reggaeton en général et en particulier, vistez : Wayne and Wax !

17 août, 2009

Bolivar soy yo (o "Colombia soy yo" ?)

Toute l’année, car le climat le permet (Medellin est la ville de l’éternel printemps), la Mairie de Medellin programme des projections de films gratuites dans le Parque de los deseos, qui, comme son nom l’indique, est un repaire d’amoureux tressés. J’avais décidé d’amener la stagiaire fraichement arrivée à la projection de « Bolivar soy yo ». Lorsque nous arrivons avec Narwis et la stagiaire, nombre de couples qui étaient venus pour une toile sont déjà comme dans des draps. Imperturbables, nous nous asseyons à même le sol et commençons le film en regardant le mur immense qui fait office de toile.


Depuis la « vendedora de rosas » aucun film colombien n’avait reçu tant de reconnaissances que « Bolivar soy yo ». Comment ? La Colombie est un pays qui ne peux s’apréhender simplement d’un point de vue raisonnable. Il faut être un peu fou pour aimer la Colombie et les colombiens. Ce pays a une histoire fracassante qui ne commence pas au début et un futur toujours incertain qui semble s’éterniser. Sur ses terres pleuvent les richesses et pousse la misère. Il faut aimer naviguer dans les eaux troubles, il faut savoir s’orienter entre la folie et la raison et ne jamais se perdre en approximations pour apprécier la Colombie. Il faut surtout avoir ses rêves bien accrochés.

Dans « Bolivar soy yo » Jorge Alí Triana réussi cela : synthétiser le pays, l’histoire et les gens qui les animent. « Bolivar soy yo » est l’histoire d’un acteur fou qui se prend pour Bolivar et qui a un rêve : l’intégrité. Cette intégrité l’amène à être violent, il y a donc de la violence, mais pas trop, et surtout elle n’est pas l’objet du film car la Colombie est bien plus que la violence. Il y a de la Telenovela puisque Santiago le protagoniste (Robinson Diaz), est Bolivar dans celle dont il refuse de tourner la fin car elle ne correspond pas à sa version, la version de l’Histoire. Il y a des passages de l’Histoire récente comme la prise du Palais de justice ou l’apparition de guérilleros. Au niveau des allusions présentes en filigrane dans le film, il y a évidemment la Grande Colombie qui ne semble pas un rêve si éloigné lorsque l’on se penche sur l’actualité locale actuelle. À savoir qui de Uribe, ou du couple Chavez-Correa se prend le plus pour Bolivar. Il y a beaucoup d’humour, noir parfois, et de la critique. Il y a une énorme vitalité dans la rébellion de Santiago. Il y a presque du surréalisme dans ses hallucinations et ses apparitions à cheval dans Bogota ou ses divagations sur le fleuve Magdalena tout au long de sa fuite en avant vers la fin de son histoire, ses rêves et son idéalisme.
De « Bolivar soy yo » à « Colombia soy yo » (le slogan de mise depuis les manifestations anti-enlèvements de la guérilla) il n’y a qu’un pas. Et il est peut être là le nerf de la guerre. Alors que, comme le dit tout simplement Luis Sepulveda, cet auteur chilien résistant, persécuté puis exilé, on est « de là où l’on se sent bien », la majorité des colombiens sont « la Colombie ».

Critiques de film (en espagnol) de "Bolivar soy yo": ici et

15 août, 2009

Cédula cumbiambera n°5: Mujeres de mi tierra - Orquesta la Maxima de Mañungo

Aujourd’hui, grâce à Skype j’ai pu discuter avec les « mujeres de mi tierra ». Il en manquait une sur les trois, perdue dans les collines des Corbières. Mes sœurs ont toujours été les premières bénéficiaires de mes cancers musicaux. Elles ont toujours plébiscité mes compilations, mixtapes et autres. Je leur dédie cette cumbia issue de « Rio Sinu » album de la Orquesta Maxima de Mañungo, chantée par une femme, pleine de cuivres et avec une basse rondelette, comme je les aime...

Sous le pseudonyme de « Mañungo » se cache en fait José Tarcila Ricardo Vergara qui, avant de percer au niveau musical gagna un concours de « laids » à Sincelejo (en France il y a bien des concours de cris du cochon…). Le surnom de Mañungo lui reste bien que personne ne sache ce que cela signifie vraiment un peu comme « Luftverspießer » en allemand.

José Tarcila Ricardo Vergara, ou Mañungo donc, est allé au Mexique avec la Orquesta Ñato Montes, il joua avec los Rivales, fut trompetiste de Los Caribes, de Los Hermanos Martelo, de la Tropibomba, de Pedro Salcedo, et même de Pacho Galan et Lucho Bermudez, c’est dire si c’est du lourd… Bonne écoute.

Mujeres de mi tierra - Orquesta la Maxima de Mañungo by Canalh

09 août, 2009

La feria de las flores de Medellín et le symbolisme de la silleta

Boebis me faisait indirectement remarquer que j'avais tendance à ne pas parler directement de Medellin. Voilà le billet qui manquait au mois d’aout : un regard très personnel sur « el desfilé de los silleteros » de la fête des fleurs de Medellin.


Ne vous méprenez pas, je n’y ai pas participé cette année, à l’exception du concert de Calle 13. Vous me direz « quel rapport entre Calle 13 et les fleurs ? ». C’est vrai… La fête de fleurs de Medellin est boulémique. D’année en année, elle s’enrichit, s’ennorgueillit, s’alourdit… Aujourd’hui, ce n’est plus une simple fête mais plutôt un festival lucratif qui dure 15 jours avec pas moins qu’un concours de troubadours (excellents au passage), un défilé de cavaliers (le ridicule ne tue pas…), un défilé de vieux tacots, de chivas (vive la pollution !), une exposition d’orchidées (jolie, dans le très joli jardin botanico), des courses et des concours sportifs, et même un défilé de mascottes ! Et les fleurs, alors ?


En Antioquia, la province dont Medellin est le chef lieu, les fleurs sont magnifiques et poussent merveilleusement bien. Toutes. En Antioquia cependant, avant l’arrivée des colons, il n’y avait pas de bêtes de charge. Pas une. Ni chevaux, ni mules, ni ânes. Tous ces animaux furent importés d’Europe par les envahisseurs espagnols. Les civilisations antérieures à leur arrivée portaient tout à dos d’hommes. Ceci se retrouve dans la construction des chemins et voies de communication préhispanniques (auxquels nous consacrerons un billet plus tard) entre Santa Helena, village des hauteurs surplombant Medellin, et la métropole, construite dans la vallée d’ Aburra. Charles Saffray en parle précisemment dans son récit, Voyage à la Nouvelle Grenade - un voyageur français découvre le monde indien 1869-1870:



Il n’y a pas encore bien longtemps, le chemin royal […] n’était praticable que pour le pied exercé des Indiens. Une mule n’y aurait pu passer. L’homme y servait exclusivement de bête de somme, pour le transport des marchandises et des voyaguers. Ceux qui avaient parcouru les mines du Mexique sur les « caballitos » ou « petits chevaux », Indiens sellés à l’usage de l’homme, trouvaient la chose toute simple ; mais aux novices il semblait étrange de se voir présenter pour monture un Indien trapu et robuste, portant sur le dos une petite sellette [ndlr : silleta en espagno] retenue à la tête par un fronteau. « Il est un peu lent, mais il a le pied sûr et vous pouvez vous fier à lui », vous disait-on absolument comme s’il se fût agi d’un mulet. (Charles Saffray, 1990 : page 79, Édition Phébus).



En plus des hommes, les Indiens qui occupaient la région ont porté pendant des centaines d’années le sel des mines. La fête des fleurs vient de la combinaison entre cette tradition de porter les choses et les hommes avec des « silletas », les qualités climatiques de Medellin qui favorisent les fleurs et l'art de la fête paisa. Pendant le « desfile de los silleteros » les paysans horticulteurs de Santa Helena, les paysannes et leurs enfants portent de lourdes sculptures de fleurs exhubérantes, baroques et parfois extravagantes sur des silletas (la sellette sur laquelle Charles Saffray a évité de peu de « chevaucher »). Silletas qui sont des réminiscences, une survivance de ce passé où marchandises et hommes passaient sur le dos (ou dans le dos ?) des Indiens. Et aujourd’hui la fête des fleurs c’est comment ? Il n’y a pas à dire, c’est impressionnant et si vous passez en Colombie en août, faites le détour ! L’organisation, est efficace, comme bon nombre de services à Medellin, il y a un gros travail et une ambiance de fête agréable.



Pourtant, en 2008, lors du défilé des silleteros, assis sur mon trettoir, au milieu d’une famille de sympathiques colombiens, mais aussi de « grillas » (bimbos) complètement bourrées, je ne pouvais m’empêcher de voir la symbolique de ce défilé : des paysans horticulteurs, pauvres, et dont la silleta représente un dur labeur de plusieurs mois, descendent suer en plein Medellin pour divertir des citadins avides d’aguardiente, de foules et de divertissements. Le divertissement, les voir défiler mais aussi souffrir et parfois ployer sous le poids de la croix. Euh, pardon de la silleta. Silleta qui ne serait pas un symbole de la domination d’un groupe d’hommes sur d’autres ? - En l’occurrence en Colombie, des citadins ou des grands propriétaires terriens à cheval sur les paysans - Silleta qui ne serait pas une métaphore du poids des souffrances ? Souffrances si nombreuses en Colombie…



Alors voilà, je ne veux pas donner de leçon, moi qui vient d’un pays où les traditions meurent ou peinent à se réinventer. Mais je propose à tous mes amis paisas de voter pour l’abolition de la silleta en 2010 ! Le jour de la fête des fleurs, achetez à un prix équitable aux paysans de Santa Helena des fleurs locales, produites dans le respect de l’environnement et offrez les à vos ami-e-s, à vos parents, à votre voisin-e, bref, à tout le monde, en leur souhaitant de ne jamais devoir porter de silleta. Qu’elle soit réelle ou symbolique.


À tous les paysans que j'aime et que j'admire, ceux qui sous d'autres latitudes ont porté des sacs de 50 kg dès leur plus jeune âge et ceux qui ont vu leurs terres confisquées par l'État... À ceux qui sont fiers, comme ceux de Santa Helena, à raison, de leur travail...

08 août, 2009

Mad Profesor et la cumbia - project Incubator

Bon, il y a peu je relevais l’intérêt grandissant pour les médias français, enfin 2 (la Dépêche et Libération), pour la cumbia. Je racontais aussi pourquoi les britanniques seront toujours meilleurs que nous (ou en avance sur nous) dans le domaine de la musique dans un billet récent.

La musique de la Caraïbe et de l’Amérique du Sud influence depuis longtemps le vieux continent. Qui n’a pas entendu les airs brésiliens de Moustaki par exemple ? Ou les accents latin de Jean Ferrat. Il fut un temps ou les paroliers français avaient aussi leur influence sur l’Amérique du sud (jusqu’au très populaire "je l'aime à mourir" repris 10.000 fois à notre Cabrel régional (ici en merengue, ici en salsa...); qu’ils le gardent…). Mais ces temps semblent révolu.

De l’autre côté de la Manche, on s’agite aujourd’hui… Le British Council a mis en place un projet intéressant et intelligent qui institutionnalise ce que les chanteurs de nos parents (et les nôtres) faisaient en voyageant, à l’aventure. Incubator est un projet de musique contemporaine qui connecte le Royaume Uni à l’Amérique latine. Il prétend créer et appuyer un réseau de producteurs musicaux d’Amérique latine et du Royaume Uni. L’objectif du projet, est de promouvoir la création musicale émergente et avant garde dans un contexte interculturel : apporter une compréhension plus profonde de la culture musicale britannique et valoriser la sud-américaine. Le projet prévoit des productions en live, des échanges professionnels, des ateliers locaux pour les communautés, des enregistrements et une plateforme interactive en ligne. À quand une telle initiative dans les Alliances françaises ?En Colombie, pour l’Incubator, non mois que le Mad Profesor s’est arrêté à Bogota pour une session d’enregistrement cumbia avec des artistes locaux. Non mois que Lilianna Saumet de bomba Estereo, Andrés Martinez de Monareta, Pedro Ojeda de Cielomama-palanca et Mario Galeano del Frente cumbiero, entre autres.

Je vous laisse avec cette petite vidéo en attendant impatiemment la sortie de ce bijou que doit être la Mad profesor qui met les doigts dans la prise de la cumbia…

07 août, 2009

A partir du 8 août, écoute le Julie Lwamix

Un mix de saison 100% dansant, 100% gai et patatteux, mais à base de hip-hop et de musique caribéenne / sud américaine. Pour ma collègue du mirail, fait sur le peu d'heures que mon travail me laisse de libres. On commence avec une petite dédicace à Julie et on termine avec un Mashup de Grandpamini de "I like to move it" de Real 2 Real. Entre les deux le mix, se déroule entre cumbia, reggae, reggaeton, baile funk, hip hop, kuduro mais sans jamais s'éloigner trop loin du hip hop. Avec à mentionner une version en espagnol du "thé à la menthe" de la Caution par un obscur groupe de rap équatorien, un morceau de Tres dueños, un groupe de rap vénézuelien dont les paroles sont à remarquer, un Mashup imparfait de la canaille, un morceau de la vieille école d'El General, une reprise d'un classique (ma mémoire...) en Baile funk, etc. Bonne écoute. Pour télécharger, click droit sur Dj canalh - Julie Lwamix en dessous de la barre d'écoute et enregistrer sous.


1. Julie la loca (Navidad con Chucha la loca - solo para adultos)
2. Funky Belek - Jungle Gavotte via Maxxhitsbootlegs
3. Fidel Nadal – International Love
3bis. Zurita - El gigante del Style
4. Dj Canalh – Bajofondo tango club VS Damian Marley
5. Villa Diamante – P’a pare
6. El General – Buduff Kun Kun
7. Chocquibtown – Somos pacifico (Club mix)
8. Daddy Yod – Delbor
9. Nitram – Mc Jacques Miles via Rapiacion local
10. La Caution – Thé à la menthe
11. Marcelo D2 – Primero de deciembre
12. Two Culture Clash – Olé
13. Drencko – No more via Adultswim.com
13 bis. Tres dueños - (en el aire ?)
14. Kelis – Trick me (Heatwave version) via The Heatwave blog
15. The Quantic soul orchestra – She said What (feat J-live)
16. Santero – Cabio Sile via Sound Roots world music
17. Wilman De Jesus - Walk Like An Egyptian (Pytter Mix)
18. Bonde do role – Funk da estifha
19. Jahdan Blakkamoore – Go round payola
20. Buraka som sistema – LC 19
21. Grandpamini - (Julie and the) Russians likes to move it too

05 août, 2009

Cédula Cumbiambera n°4: El ciclon - La Sonora Dinamita

En ce moment sur la Caraïbe c'est la saison des tempêtes, des ouragans et des cyclones. Alors que l'ouragan Mitch laissait le Honduras dans un terrible désastre en 1998 (encore visible en 2005), Katrina, les États Unis en 2005, c'est Felicia qui s'approche aujourd'hui des côtes du Mexique. Enfin, elle est a plusieurs milliers de kilomètres dans l'océan Pacifique, les vents atteignent 129 km/h, mais le Mexique n'est pas encore menacé selon le centre américain des ouragans de Miami. Heureusement, car Dj Rupture s'y trouvera et ce serait dommage qu'il y trouve un beau bordel même si il y va pour Las cumbias del Caos.

En attendant plus d'information et de chaos, et toujours en pensant à la Caraïbe, le Huffington Post révèle de curieux liens entre Hillary Clinton et les putschistes du Honduras. Rien de très surprenant, et ce ne sera pas la première fois dans l'histoire des États-Unis que... Bref, vous savez...De quoi créer un ouragan médiatique.

On préfère vous laisser avec "un cyclone de cumbia": El Ciclon de la Sonora Matancera, plein de vents qui s'engouffrent dans des cuivres jusqu'à 6 heures du matin, plein de cumbia. Racachincon !